Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 08:00

J'ai ouvert ce blog il y a plus de deux ans, pour essayer de mettre des mots sur mes réflexions désordonnées sur l'enseignement des mathématiques, sur l'éducation, nationale ou populaire. J'avais beaucoup de choses à dire, je les ai dites. Ma réflexion continue à évoluer, j'ai encore des choses à crier et à chanter, mais je ne ressens plus le besoin de venir ici pour cela.

Je ne ferme pas la porte à clé, je continuerai à utiliser mon pseudo pour commenter chez vous, et il pourra m'arriver de revenir pour un billet d'humeur de temps à autre, peut-être dans deux mois, peut-être dans deux ans.

Merci de m'avoir lue et suivie. Grâce à cet espace virtuel, j'ai fait de très belles rencontres bien réelles, merci Swan et Philémon !

 

Et une dernière fois... Musique !

Lundi 18 avril : ooooooooooooooh non, je ne sais plus ! Je me souviens bien avoir regardé la vidéo en boucle, avoir bien ri, mais je n'ai plus le nom du chanteur en tête, et pas moyen de trouver sur g**gle, y*utube, d**zer et autres...

Mercredi 20 avril : Selah Sue, Explanations 

Vendredi 22 avril : Pipilotti Rist, Wicked games 

Jeudi 2 juin : Anne Sylvestre, Clémence en vacances

Samedi 4 juin : Barcella, Mademoiselle

Lundi 6 juin : Anne Sylvestre, Elle fait la gueule

Jeudi 9 juin : Miossec, Les bières aujourd'hui s'ouvrent manuellement

Mercredi 22 juin : Fabulous Trobadors, Y'a des garçons

Lundi 27 juin : Massilia Sound System, Ma ville est malade

Lundi 8 août : Brigitte, La vengeance d'une louve

Vendredi 30 septembre : Renaud, Déserteur

 

Ce dernier article porte le titre du magnifique spectacle de fin d'études de la 23e promotion du Centre National des Arts du Cirque.

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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 08:00

Oui bon je sais, je n'écris plus. L'inspiration n'est pas là !

Mais je n'ai pas disparu, et je vais bien, ne vous inquiétez pas... Vous êtes mignons, à me réclamer, vous savez ?

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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 08:00

Mon compte f*ceb**k a été désactivé, sous prétexte que mon nom n'est pas le vrai. Pour le réactiver, il faudrait que je fournisse une copie d'un document d'identité officiel "government-issued". Même si j'ai la chance d'en avoir, des papiers, il est hors de question que je fasse ça (ou plus simplement que je mette mon vrai nom sur f*ceb**k). Big Brother va très loin. Ça sent la fin de f*ceb**k pour moi.
Je gardais un profil (sans vrai nom ni photo publique, avec un minimum de photos, accessibles à moi seulement) uniquement pour rester plus facilement en contact avec mes amis du bout du monde. Les années 2010 seront celles du retour aux bons vieux emails.

 

 

Je vous fais une bafouille.

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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 08:00

Ce matin, je suis arrivée au lycée tôt comme d'habitude, mais cette fois la nouvelle proviseure était dans le hall d'entrée. Elle ne nous connaît pas encore très bien, et pour l'instant, elle ne se risque pas à citer nos noms lorsqu'elle nous salue. Elle se contente de "Bonjour Madame" ou "Bonjour Monsieur"... ou "Bonjour Mademoiselle" pour moi ce matin. Vie de meuf.

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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 08:00

C'est une maladie de l'éducation nationale. La dépression ? Non (quoique). Mais parler tout seul. Combien entend-on de profs râler dans leur barbe en s'affairant devant leur casier... Combien entend-on de profs s'adresser à la cantonade en salle des profs, absolument pas inquiets lorsque personne ne se tourne vers eux ou ne leur répond...

Hier matin, je m'affairais devant mon casier. (Silencieusement.) J'aperçois du coin de l'oeil un collègue que j'essaie habituellement de fuir. Le genre bizarre qui sent mauvais, qui râle tout le temps contre les élèves et l'administration et le niveau qui baisse, en prenant à témoin celui qui a le malheur de se trouver là. Il a, de plus, une particularité : il porte des sabots. Non pas des sabots printemps-été 2007. Des sabots plutôt hiver 1912. Pour le plus grand plaisir des élèves qui adorent le détester et se moquer de lui.

J'aperçois ce personnage du coin de l'oeil donc, et je l'entends du coin de l'oreille marmonner : "Elle fait jamais grève celle-là."

Ben non elle fait jamais grève celle-là. Si tu veux m'en parler en face, pas de problème, discutons engagement et militantisme, j'adore ça. Ou plutôt non, ne viens pas m'en parler, je n'arriverais ni à retenir un fou rire à la vue de tes pieds, ni à retenir une moue de dégoût pour ton personnage tout entier.

 

Lundi je discutais de demi-groupes par email avec une collègue. Je mentionne les cours du lendemain, quand elle me répond : "Ben alors June, tu fais pas grève !!" Entre les lignes j'ai senti une pointe de reproche, je sais que je l'ai choquée, elle qui connaît mes engagements associatifs. Mais elle a été infiniment plus respectueuse malgré tout que l'homme aux sabots.

On n'en est pas encore à parler ouvertement de mes raisons de "ne jamais faire grève". Je comprends au détour des conversations que beaucoup de mes collègues se posent des questions sur moi : je semble "de gauche", je milite activement pour des causes qui font bonne impression à tout prof lambda, je vais même jusqu'à réagir au quart de tour en toute situation, en cas de propos sexistes ou discriminatoires. Mais je ne fais pas grève. Je ne sais pas de quoi ils ont peur, pourquoi ils ne me posent pas la question ouvertement. On peut discuter de plein de sujets plus ou moins sérieux à la cantine, sur les divans de la salle des profs, autour d'un verre après un conseil de classe. Mais la grève, c'est le sujet tabou.

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