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Publié le par June Prune

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Cette année, j'ai décidé que mes Troisièmes adorés seraient ma priorité. Que si j'avais besoin de conseils, j'allais les arracher de gré ou de force à mes collègues.

J'ai donc proposé une progression annuelle aux 3 autres profs de math de Troisième. L'une m'a donné son avis, on a un peu modifié le tout pour arriver à un compromis. Une autre voulait fonctionner seule de son côté avec sa propre progression (aaah si elle savait à quel point c'est plus facile de travailler en équipe... tant pis pour elle !).

Je n'ai pu rencontrer le dernier que quelques semaines après la rentrée. Il avait l'air très intéressé par un échange sur nos modes de fonctionnement. Nous avons parlé un moment, mais je sentais bien qu'il n'allait pas au bout de son propos. Il m'a fallu une bonne demi-heure pour lui faire dire qu'il n'était pas tout à fait d'accord avec notre projet. Et encore un bon moment pour qu'il me présente enfin ses méthodes de travail et ses convictions. Il craignait peut-être de passer pour le gars qui sait tout, qui a toujours raison et qui impose ses opinions. C'est vrai que parmi les scientifiques, et parmi les profs en général, il y en pas mal, des comme ça, et c'est très désagréable. Mais il y a un juste milieu, on peut aussi donner son opinion en toute modestie, sans l'imposer. Moi, j'ai des idées très précises, très claires, très réfléchies, et un amour immodéré pour les débats d'opinion, les échanges passionnés d'arguments (mais je ne suis pas du tout comme les relous décrits plus hauts, nonnonnon). C'est vrai dans la vie en général. Et dans le boulot j'ajoute que je suis en recherche constante de changement, d'innovation, d'expériences risquées. Alors j'attendais qu'il parle, le jeune homme ! Et bien, believe it or not, tout ce qu'il m'a dit m'a dit en quelques minutes était bien plus utile que tous les conseils glanés par-ci par-là depuis que j'enseigne à des classes de collège. Il suffit de tellement peu, juste de parler un peu.

 

Je vous ai déjà dit que je déteste le mot "collègue" ? Et que je cherche activement à le remplacer. Et que je ne trouve pas. Des conseils ?

 

 

C'est pas la femme de Bertrand, pas la femme de Gontrand, pas la femme de Pamphile. C'est pas la femme de Firmin, pas la femme de Germain, ni celle de Benjamin. C'est pas la femme d'Honoré, ni celle de Désiré, ni celle de Théophile, encore moins la femme de Nestor, non, c'est la femme d'Hector.

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Philémon 15/10/2010 10:18


Je peux vous certifier en revanche qu'on cultivait des fleurs à Spandau. Rudolf Hess en cueillait toujours un bouquet pour ma mère quand mon père le visitait dans sa captivité.


June Prune 18/10/2010 07:15



J'aime bien ce genre d'anecdotes !



Marine 14/10/2010 23:09


pourquoi pas compagnon de route ?


June Prune 14/10/2010 23:22



oui, c'est très joli. Mais peut-être un peu trop pour des gens avec lesquels on travaille !



Arthur 14/10/2010 20:07


Remplacer "collègues"...
Moi je propose "boulets" ou encore "d*b*les" ^^
Mais sinon il peut y avoir "coopérateur", "collaborateur", "coéquipier" (pour peu qu'on parle d'équipe), "partenaire" (lol, cf Inculture(s) 1) ou "camarades" (trop connoté ?).
à toi de voir, mais en fait pourquoi t'aime pas "collègue" ?


June Prune 14/10/2010 23:21



pas mal, tes suggestions ! Je ne sais pas pourquoi je n'aime pas "collègue". Bizarre, non ?



Philémon 13/10/2010 11:53


Et quand vient le mois de mai
Le joli temps d'aimer
Que sans écho, dans les cours,
Nous hurlons a l'amour
Quelle est celle qui nous plaint beaucoup
Quelle est celle qui nous saute au cou
Qui nous dispense sa tendresse
Toutes ses économies de caresses ?

Ah ! Brassens :D


June Prune 14/10/2010 23:16



Je me suis toujours demandée si on plantait vraiment des choux à la Santé !