genre

Publié le par June Prune

Il y a quelque temps, je disais que les gens pour qui tout se "superbienpasse" tout le temps m'agacent. Mais que pour moi, ça commence à être le cas, que tout se "superbienpasse" très souvent (sauf en Troisième où je cherche, je cherche, je cherche...).
Ceux-là continuent à m'agacer. Oui, donc, je m'auto-agace, et du coup je m'oblige à une auto-évaluation constante ultra-rigoureuse, où je déniche les petits points négatifs bien enfouis sous la réussite apparente. C'est très constructif et formateur, la remise en question, mais je n'en parle pas trop autour de moi (sauf à vous, quel privilège !)... Pas envie d'entendre l'horripilant "arrête de te prendre la tête" de ceux qui cachent ainsi leur peur bleue de creuser.
Un des pires sujets sur lesquels l'auto-satisfaction de certains enseignants me donne envie de leur jeter mes craies à la gu**le, c'est le renforcement des stéréotypes de genre à l'École. "Oh non, moi je fais pas de différences entre les filles et les garçons." Ben voyons. Tu as peut-être évolué toute ta vie dans un monde parallèle loin des catalogues de jouets et tu milites pour l'accès des filles aux filières scientifiques. Ben voyons.
Personnellement, je suis persuadée que chacun de nous est vecteur des stéréotypes, qu'on les active plus ou moins selon les situations, et qu'un bon départ pour s'en débarrasser, c'est d'en être conscient, puis de s'informer. Après ça, il faut se surveiller, se connaître, fouiller son parcours de vie, pour inverser la tendance. J'en suis là. Vaste programme.


Prenez un ami qui ne connaît pas Paris. Emmenez-le, si possible à la tombée de la nuit, se perdre dans les petites rues du quartier latin entre la Fontaine Saint-Michel et la rue Saint-Jacques, au milieu des racoleurs insupportables des mauvais restaurants grecs et des horribles boutiques de souvenirs avec leurs tshirts Université de la Sorbonne ridicules, ne restez pas trop longtemps, puis dirigez-vous l'air de rien vers la rue du Chat-qui-Pêche, racontez-lui que c'est la plus petite rue de Paris. Il voudra s'y engager, et là, tout à coup, il lèvera la tête et verra Notre-Dame apparaître au bout de la rue. C'est gagné, le voila aussi amoureux de Paris que vous.
Et puis partez, allez dîner dans le Marais ou à Saint-Germain, parce que Saint-Michel, non.
La Rue du Chat-qui-Pêche, 75005.


Je sais que je te dérange, mais c'est pas demain la veille que je vais devenir un ange.

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Anya 02/02/2010 09:34


C'est comme ça que j'adore Paris! Il me manque malgré tout un tas de choses que j'y déteste!


June Prune 02/02/2010 12:16


Je n'arrive rien à détester à Paris. Quand je peste contre la foule sur le boulevard Haussman ou contre les propriétaires de chiens qui ne ramassent pas, j'oublie tout dans les deux minutes : je
m'extasie sur l'Opéra Garnier ou sur les ruelles calmes romantiques à l'écart des chemins touristiques... et regarder où je mets les pieds ne réussit même plus à me gâcher le plaisir.


Océane 01/02/2010 14:39


Moi, je veux bien te suivre dans ce dédale de ruelle, tu me réconcilie avec les sorties en soirée à Paris. Voir au delà des rabatteurs de resto, j'ai du mal en ce moment...


June Prune 02/02/2010 12:12


tu habites à Paris ?
Je suis amoureuse de cette ville, et j'aime plus que tout la faire découvrir... When you want !