en fait

Publié le par June Prune

J'ai aimé vous (me) faire croire que j'ai été "plutôt zen ces derniers jours", alors même que j'écris un article en de-spee qui dit rien, qui sert à rien, qui n'a pas de sujet, et où je ne prends même pas le temps d'aller au bout de ma référence à Friends.

Alors, rectificatifs.
* Si j'ai écrit un article minuscule, c'est que j'étais débordée de boulot. Et ça rend pas très "plutôt zen ces derniers jours", une tonne de boulot.
* La photocopieuse, ça me fait souvent penser à Phoebe de Friends, qui télé-vend du toner, sans savoir ce que c'est, à un dépressif suicidaire. I'd like to talk to you about your toner needs.
La réponse de sa chef devrait être montrée en exemple à tous les formateurs du monde entier (oui oui I was going somewhere with my toner story, maintenant vous me connaissez, j'en viens toujours à parler de formation)... La nullité de Phoebe est évidente, et on a envie de se moquer d'elle et de la virer tout de suite. Mais la chef, remarquable de diplomatie, lui demande : What was wrong with that call ?
À l'époque bénie où la photocopieuse était un objet très étranger à mon quotidien, et où je ne savais pas vendre (ça, c'est toujours vrai), j'avais la même question que Phoebe : I do have one question, what is toner ?
Mais bon, at our prices everyone needs toner !

Ça me fait penser à une prof stagiaire que j'ai vue récemment en cours. Super prometteuse, pleine de bonnes idées, motivée, à l'écoute des élèves, qui a réfléchi de façon pertinente au contenu de son cours... Un vrai bonheur. Ah, si tous les stagiaires pouvaient ne pas avoir besoin de se former ! Ah, si nous, formateurs, pouvions ne rien avoir à faire ! Just kidding.
Mais pour avoir l'attention de la classe après un travail de recherche en groupe, elle ne la demande pas, l'attention ! Elle parle sans s'assurer que tout le monde l'écoute, ou que tout le monde a au moins compris qu'on était passé à autre chose. Au bout d'une phrase et demie, elle glisse un chhhtchut furtif, puis continue. Heureusement les élèves sont sages, comprennent ce qu'elle dit, et ont l'air d'être en confiance avec elle, alors il n'y a qu'un faible brouhaha dans la salle. Mais quand même.
Je suis sûre qu'elle pourrait s'y prendre autrement, puisque ça a l'air d'être son seul petit défaut, mais encore faudrait-il qu'elle soit formée. At our prices everyone needs formation professionnelle !


À défaut de retrouver un jour ma petite papeterie coup de cœur incroyablement mignonne de West Village, et de pouvoir donner son adresse (que je n'ai pas notée, mais où avais-je la tête ?) au prochain de vous qui aura la chance de s'envoler vers Manhattan, je me contente de mentionner ma papeterie suédoise parisienne préférée. Ordning & Reda, 53 rue Vieille du Temple, 75003.


It's like you're always stuck in second gear.

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Philémon 10/01/2010 16:39


Les pics de pression, c'est ce qui nous fait avancer...
Faut juste faire gaffe à partir d'un certain âge, le coeur est un peu plus fragile, il encaisse moins.
Moi je ne peux avancer que dans l'urgence, je sais, c'est pas cool, mais ce n'est pas à mon âge que je vais me refaire, hein !
Bon, je me remets à ma propal qui doit partir chez le client demain aux aurores '-(


June Prune 12/01/2010 12:47


il fut une époque où je faisais mes devoirs en avance...


Shane 09/01/2010 14:58


Une fois qu'on a réussi à faire tout ce qu'on devait faire, la pression redescend d'où l'impression de zénitude sur le coup je suppose. J'ai connu quelqu'un qui parlait de "cartouches de toner"
pour la photocopieuse. Pour moi aussi, ce mot est assez mystérieux...


June Prune 10/01/2010 11:41


oui, ces temps-ci ma vie professionnelle se résume à des pics de pression. C'est cool car ça évite la routine, mais c'est pas de tout repos.